Toulouse
Société
Par Louis Caillier
Publié le 06/12/2019 à 20:16

Hausse du prix du carburant : Des barrages filtrants prévus par les routiers

Alors que la mobilisation générale contre la réforme des retraites du 5 décembre a rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants partout en France et notamment à Toulouse - entre 35 000 et 100 000 - les transporteurs routiers se mobilisent à leur tour samedi 7 décembre à Toulouse.

Ce samedi matin il faut s’attendre à des blocages au niveau des péages autour de Toulouse. Les transporteurs routiers vont organiser des barrages filtrants sur les péages du Palays, de Lespinasse et le péage du Muret. Objectif de cette action, bloquer l’accès aux camions étrangers, pour dénoncer l’augmentation de 2centimes par litre que prévoit le projet de loi des finances 2020. Car seules les entreprises de transports françaises seront sujettes à cette hausse, les véhicules étrangers n’étant pas soumis à cette augmentation. Les transporteurs demandent donc le retrait pur et simple de cette hausse prévue dans le projet de loi finances.

C’est le cas de l’entreprise de transports familiale Thuries basée à Aucamville près de Toulouse. Pour Thierry Thuries, le patron de cette PME créée en 1991, l’augmentation de 2 centimes par litre a un lourd impact financier. Il estime qu’il devra débourser entre 14 à 16 000euros de plus par an. Ce samedi, il sera présent avec quelques camions au point de rendez vous à 8h sur le parking de la zone de Fondeyre pour ensuite rejoindre les péages. Chaque année, l’entreprise Thuries a besoin de 700 000 à 800 000 litres de gasoil.

Pour rappel, cette taxe a pour objectif d’entretenir les infrastructures routières.

Parallèlement à l’opération toulousaine, une autre similaire se déroulera sur l’A75, dans l’Aveyron, au col d’Engayresque. 

L’OTRE dénonce un projet de loi qui pénalise les entreprises françaises au détriment des entreprises de transports étrangères (qui payent déjà un carburant bien moins cher). L’organisation professionnelle propose de mettre en place une éco-taxe de deux centimes qui sera à la charge de celui qui commande les marchandises et non à la charge des sociétés de transports. 

L’OTRE rappelle également que les entreprises de transports routiers reversent chaque année 7 milliards d’euros pour le financement des infrastructures.