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Publié le 22/09/2022 à 16:52

Usage des plantes médicinales locales : Serge Letchimy interpelle le gouvernement

Serge Letchimy, le président du conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de la Martinique  saisi Élisabeth Borne, la première Ministre, François Braun, le ministre de la santé et de la prévention, Gérard Darmanin, le ministre de l’intérieur et des outre-mer par courrier afin de libérer l'Atoumo et d’autres plantes locales du monopole pharmaceutique.

Le président du conseil exécutif de la CTM, souhaite que «nous puissions à la fois permettre la reconnaissance du potentiel de nos richesses biologiques comme médicaments lorsque leurs vertus pharmacologiques sont avérées tout en préservant leur usage traditionnel».

Dans une lettre adressée à Élisabeth Borne, la première Ministre, François Braun, le ministre de la santé et de la prévention, Gérard Darmanin, le ministre de l’intérieur et des outre-mer, Serge Letchimy demande la mise en place d’un décret dérogatoire visant à libérer du monopole pharmaceutique une liste de plantes locales comme l'Atoumo.

 

Le parlementaire souhaite que leur usage ne soit pas exclusivement réservé à l’industrie pharmaceutique et à la délivrance en officine, notamment pour un usage alimentaire.

Selon la réglementation, l'Atoumo et autres plantes traditionnelles reconnues par la pharmacopée française ne peuvent être vendues comme plantes médicinales que par les pharmaciens. 

Comme le rappelle la CTM dans un communiqué, «certaines de nos plantes traditionnelles ont été inscrites sur la liste A de la pharmacopée française en 2013 afin de permettre leurs valorisations économiques pour la santé de nos populations».

Mais pour Serge Letchimy, cette reconnaissance au niveau national et européen ne doit pas empêcher les autres usages de ces plantes, notamment à des fins de consommation alimentaire.

« Alors que nous véhiculons l’importance de la production locale et de l’utilisation de matières premières issues de l’agriculture traditionnelle, cette interdiction de travailler et de valoriser une plante si populaire dans notre territoire, est un double discours impossible à entendre », exprime le président du conseil exécutif de la CTM dans sa missive.